À Bruxelles, la criminalité ne s’est pas mise en pause cet été. Les fusillades liées au trafic de drogue continuent d’éclater dans certains quartiers, parfois presque quotidiennement. Mais derrière ces faits spectaculaires, une autre réalité pèse lourdement : celle de la délinquance ordinaire, vécue par des dizaines de milliers d’habitants.
Des chiffres alarmants
En 2023, on a enregistré 166 000 infractions dans la capitale : vols, agressions, coups, cambriolages et autres délits qui affectent directement la vie quotidienne.
Avec environ 1 million d’habitants, cela revient à dire qu’en moyenne, 1 Bruxellois sur 6 est concerné. Certains le sont plusieurs fois, d’autres jamais, mais l’ordre de grandeur reste saisissant.
Ce constat surprend d’autant plus qu’il y a 10 ou 20 ans, les chiffres étaient plus bas, et pourtant le sentiment d’insécurité semblait plus fort. Aujourd’hui, paradoxalement, les faits explosent mais l’inquiétude recule.
Quand l’habitude devient un danger
Cette baisse de vigilance s’explique par un phénomène préoccupant : l’apathie. De plus en plus de victimes encaissent et tournent la page : on rachète un vélo, on remplace un téléphone, on change la serrure… Comme si la violence faisait partie du décor.
Mais cette banalisation est peut-être aussi grave que la criminalité elle-même : une société résignée devient une société vulnérable.
Qui sont les cibles privilégiées ?
La violence peut toucher tout le monde, mais certains profils attirent davantage les agresseurs :
- Les jeunes de moins de 25 ans, perçus comme moins expérimentés, plus distraits, et donc plus faciles à dépouiller.
- Les plus de 50-55 ans, physiquement moins aptes à résister, souvent considérés comme des proies faciles.
Comme toujours, le prédateur choisit l’agneau le plus vulnérable.
S’entraîner à l’anticipation
Face à cette réalité, la question n’est pas seulement « pourquoi la violence augmente », mais surtout : « comment s’y préparer ? »
Se préparer, ce n’est pas forcément apprendre à se battre, mais au minimum :
- développer une vigilance active,
- entraîner ses réflexes et renforcer sa confiance,
- adopter des comportements qui réduisent les risques.
Une personne attentive, consciente de son environnement et préparée réagit déjà bien mieux qu’une personne résignée.
Conclusion : refuser de subir
La violence n’est pas une fatalité, mais elle est une donnée avec laquelle il faut composer. À Bruxelles comme ailleurs, l’apathie est le pire ennemi : elle livre les citoyens aux mains de ceux qui cherchent à exploiter leurs faiblesses.
La solution ? Ne pas attendre d’être une victime pour se préparer. Vigilance, entraînement, confiance : trois clés simples mais décisives pour transformer l’insécurité en capacité d’action.
